Vaut-il mieux pour un humain être esclave mais nourri ou libre mais affamé…? Libre et rassasié, répondrez-vous! Le cri des israélites dans le désert : « Si seulement nous étions morts quand nous mangions à satiété », et la réponse divine : « Du haut du ciel je vais faire pleuvoir du pain pour vous» viennent interroger nos façons de répondre à nos besoins légitimes de sécurité, de nourriture, de satiété, d’équité… Pour que le slogan de la campagne de carême, la faim bouffe l’avenir, ne soit un jour plus qu’un lointain et triste souvenir.
Eternelle question qui vient frapper à la porte de nos cœurs lorsque nous nous heurtons aux absurdités de l’existence, lorsqu’en réponse aux désespoirs seul résonne le silence, lorsqu’il semble impossible de repérer une quelconque trace d’une divine Présence. Peut-être la réponse sera-t-elle un peu décalée ? Peut-être le dilemme de la question n’est-il pas si tranché? Avec ce récit d’Epreuve et Querelle, parions que nous aurons de quoi méditer…
Réjouissez-vous…
Dans la tradition chrétienne, le quatrième dimanche du Carême s'appelle « Laetare – réjouissez-vous ». Au milieu du temps de la Passion, ce dimanche nous invite à nous réjouir, à anticiper en quelque sorte la joie de Pâques. Le texte de la prédication tiré du livre du prophète Esaïe reprend cette joie. Tout comme une mère console ses enfants, Dieu veut être là pour nous. Comment cette joie et cette consolation peuvent-elles nous atteindre aujourd'hui ? Comment l'espérance pascale peut-il nous donner soutien et force pour notre quotidien ?







